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Microsoft révise ses politiques en matière de licences logicielles et de cloud computing dans le contexte de l'examen des autorités européennes,
Et a la suite d'une plainte OVHcloud et Nextcloud

Le , par Bruno

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Microsoft offre une série de concessions sur ses politiques de licences logicielles aux fournisseurs européens de services cloud afin de répondre à leurs accusations de tactiques anticoncurrentielles et de refroidir l'intérêt des autorités européennes de réglementation. OVHcloud, ainsi que plusieurs autres fournisseurs de services cloud, dont Nextcloud, ont déposé des recours collectifs auprès de la Commission européenne pour réclamer des règles du jeu équitables.

« Nous confirmons que plusieurs entreprises, dont OVHcloud, prennent des mesures pour garantir des conditions de concurrence équitables entre les fournisseurs de services de cloud opérant sur le marché numérique européen, en déposant une plainte auprès de la DG Concurrence de la Commission européenne contre Microsoft. Selon les plaignants, en abusant de sa position dominante, Microsoft porte atteinte à la concurrence loyale et limite le choix des consommateurs sur le marché des services de cloud computing », a déclaré OVHcloud.

En mai 2020, le PDG de Slack, Stewart Butterfield, a déclaré que Microsoft Teams n'était pas un concurrent de Slack. Dans un entretien, Butterfield a révélé qu’au sein de sa structure, la société estime que « Microsoft a peut-être la préoccupation malsaine de chercher à nous tuer, et Teams est le véhicule pour le faire ». Il a rappelé que Slack a évidemment ses propres fonctionnalités d'appel vocal et vidéo, mais que ce n'est pas l'objectif principal de l'application, et souvent, les entreprises intègrent Zoom ou WebEx de Cisco à la place. Pendant la pandémie, Microsoft a déplacé les entreprises de Skype Entreprise vers Teams, qui se concentraient traditionnellement sur les appels vocaux et vidéo.


En réponse à la plainte d'OVH, un porte-parole de Microsoft déclare : « le marché du cloud est en pleine croissance et les fournisseurs de cloud européens ont construit des modèles économiques performants en utilisant les logiciels et services Microsoft. Les fournisseurs de cloud bénéficient de nombreuses options pour fournir des services de cloud à leurs clients en utilisant les logiciels Microsoft, qu'ils soient achetés par le client ou le partenaire. Nous évaluons en permanence la manière dont nous pouvons soutenir au mieux les partenaires et mettre les logiciels Microsoft à la disposition des clients dans tous les environnements, y compris ceux des autres fournisseurs de cloud. »

L'une des pommes de discorde pour certains est l'octroi de licences, par exemple, les frais plus élevés à payer pour exécuter Windows dans des cloud Azure non Microsoft. Brad Smith, président de Microsoft et habitué des batailles juridiques pour le géant du logiciel, a déclaré que l'entreprise avait écouté les critiques et que « si toutes ces revendications ne sont pas valables, certaines le sont  . Il a ajouté que Microsoft esquisse des initiatives pour résoudre les problèmes.

« Je pense qu'il est important d'emblée de reconnaître que ces mesures sont très larges, mais pas nécessairement exhaustives. Comme je l'ai dit lors d'une réunion vidéo il y a quelques semaines avec le PDG d'un fournisseur de cloud européen, notre objectif immédiat est de transformer une longue liste de problèmes en une liste plus courte de problèmes. En d'autres termes, agissons rapidement pour pouvoir apprendre vite », a déclaré Smith.

Le premier est constitué de cinq principes européens du cloud adoptés par Microsoft dans toute l'Europe, dont les suivants :

  • nous veillerons à ce que notre cloud public réponde aux besoins de l'Europe et serve les valeurs de l'Europe ;
  • nous nous associerons à des fournisseurs européens de solutions de cloud computing et les soutiendrons ;
  • nous veillerons à ce que notre nuage fournisse une plate-forme pour le succès des développeurs de logiciels européens ;
  • nous reconnaîtrons que les gouvernements européens réglementent la technologie, et nous nous adapterons à ces efforts et les soutiendrons ;
  • nous veillerons à ce que nos offres de cloud répondent aux besoins souverains des gouvernements européens, en partenariat avec des fournisseurs de technologie locaux de confiance.

La deuxième initiative semble plus tangible et permettra à Microsoft de laisser davantage de fournisseurs de clouds européens rejoindre le programme Solution Providers, ce qui de l’avis de certains observateurs ne serait pas une mauvaise chose pour Microsoft lui-même.

« En bref, nous allons permettre aux fournisseurs européens de services en nuage, et même les aider, à héberger et à exécuter des produits Microsoft sur leur infrastructure pour les clients, y compris des produits qui, traditionnellement, ne sont autorisés à fonctionner que sur les ordinateurs de bureau ou les serveurs du client », a indiqué Smith.

« Plus largement et de manière importante, nous nous engageons à ce que le cloud de Microsoft soutienne bien l'Europe. Nous avons plus de 40 ans d'expérience en Europe, et personnellement, je suis toujours fier de dire que j'ai passé mes trois premières années en tant qu'employé de Microsoft basé à Paris. C'était il y a presque 29 ans », a déclaré Brad Smith.

Cela permettra à ces entreprises de cloud de proposer Windows 11 et Microsoft 365 Apps for Business and Enterprise dans le cadre d'un service de bureau hébergé qui fonctionne sur leur infrastructure. « Cela signifie que les fournisseurs de cloud européens auront la possibilité de fournir cette solution complète et de bout en bout à leurs clients pour la première fois », a déclaré Smith.

Smith a ajouté qu'une autre chose qui est apparue clairement lors des récentes réunions avec les clients dans la région était « les demandes de simplification de nos licences. » Les nouvelles versions sont à venir, mais Smith a déclaré qu'elles incluront « des termes plus clairement rédigés qui permettront aux clients de déterminer facilement leurs coûts de licence. Et permettre aux clients de déterminer plus facilement leurs obligations. » Le programme d'assurance logicielle va également être retouché pour permettre aux clients « d'avoir plus de flexibilité dans leurs options de déploiement. »

« Nous allons réviser et étendre notre programme d'assurance logicielle, dans le cadre duquel les clients achètent des droits sur les nouvelles versions, la reprise après sinistre, l'assistance au basculement, la mobilité des licences et de nombreux autres avantages. Aujourd'hui, les avantages de la Software Assurance n'incluent pas les droits de mobilité des licences pour des produits tels que Windows, Office ou Windows Server, de sorte que les clients doivent utiliser ces logiciels dans le cadre de programmes plus restrictifs ou sur du matériel dédié spécifiquement à ces clients. »

« Nous allons étendre la Software Assurance pour permettre aux clients d'utiliser leurs licences sur n'importe quel fournisseur de cloud européen fournissant des services dans leurs propres centres de données, de la même manière qu'ils peuvent le faire sur Azure aujourd'hui, que le matériel soit dédié ou multi-tenant. Nous nous associerons alors plus étroitement avec les hébergeurs de clouds européens afin de rendre cette expérience de support plus transparente pour les clients. »

Smith s'est également engagé à faciliter l'octroi de licences Windows Server pour les environnements virtuels et le cloud en « assouplissant les règles d'octroi de licences qui reflétaient les anciennes pratiques d'octroi de licences logicielles dans lesquelles les licences sont liées au matériel physique. » Cela signifie que les clients n'achètent des licences que pour la capacité de calcul dont ils ont besoin « sans avoir à compter le nombre de cœurs physiques sur lesquels l'environnement virtuel est hébergé. »

« Microsoft reconnaît le bien-fondé de notre plainte et nous ne pouvons que regretter qu'il faille aller jusqu'à mobiliser les autorités compétentes pour garantir un terrain de jeu équitable en Europe, où la concurrence est à la fois ouverte et loyale. Nous attendons maintenant de voir les conditions concrètes de mise en œuvre de ces résolutions et restons déterminés à défendre des conditions de concurrence équitables pour l'écosystème européen du cloud. »

Commentaires des fournisseurs de services cloud en Europe

Les changements que Microsoft apporte aujourd'hui au nom des fournisseurs européens de services cloud sont fondés sur les commentaires lors des réunions entre Microsoft et ses fournisseurs en Europe. « Je me suis joint à d'autres hauts responsables de Microsoft pour participer moi-même à des réunions à distance avec les PDG de deux fournisseurs européens. Ces dernières semaines, nous avons également engagé d'autres chefs d'entreprise et envoyé une équipe qui a rencontré en personne des entreprises et des associations dans plusieurs pays », a déclaré Smith.

« Certains des commentaires les plus convaincants pour moi personnellement sont venus d'un PDG qui a dit qu'il avait l'impression d'être victime d'un tir ami dans la compétition entre Microsoft et Amazon. C'était difficile à entendre, mais il avait raison », a-t-il ajouté. Selon Microsoft, le fait de se concentrer sur la concurrence avec les plus grands fournisseurs de technologies amène l’entreprise à ne pas être aussi attentifs à l'impact sur ses partenaires fournisseurs de cloud. « Nous apportons des changements pour remédier à cela, dès aujourd'hui », déclare Microsoft.

Ce retour d'information a permis de saisir un aspect important de la récente concurrence dans le domaine du cloud, mis en évidence dans le graphique ci-dessous, publié le mois dernier dans le Financial Times. Microsoft occupe une position saine de numéro deux en ce qui concerne les services de cloud, avec un peu plus de 20 % de part de marché des revenus mondiaux des services de cloud. L’entreprise reste en concurrence avec Amazon, qui s'est toujours emparé d'environ 33 % de ces revenus. Google, quant à lui, a augmenté sa part des revenus des services cloud et se classe maintenant au troisième rang.


D'autant plus que les plus grandes entreprises technologiques ont investi davantage dans leur infrastructure et leurs services, le plus grand défi a été pour les plus petits fournisseurs de cloud, comme ceux dont le siège est en Europe, qui ont exprimé des inquiétudes quant aux pratiques de licence et leur capacité à être compétitifs. Si ces entreprises se sont développées, c'est à un rythme inférieur à celui du marché dans son ensemble. Cela peut se constater par le déclin de la part de marché collective des petits fournisseurs de cloud computing illustré dans le graphique ci-dessus.

Alors qu'un marché libre et une évolution technologique rapide conduisent inévitablement à de nouveaux succès et défis, Microsoft reconnaît qu'il est important de soutenir un environnement concurrentiel sur le marché européen des fournisseurs de cloud computing, dans lequel les petits concurrents ont la possibilité de prospérer. « J'apprécie personnellement l'importance de ces questions, ayant passé près de dix ans à diriger les efforts de Microsoft pour résoudre ses problèmes juridiques dans l'UE, le dernier cas ayant été réglé en 2009. Il est essentiel pour nous de rester conscients de nos responsabilités en tant que grande entreprise technologique, et c'est ce qui a inspiré les mesures que nous annonçons aujourd'hui ».

Nous nous concentrons ici sur deux aspects. Le premier est un engagement à utiliser les ressources de Microsoft pour construire et investir dans un cloud public qui répondra aux besoins économiques, sécuritaires et culturels de l'Europe de manière approfondie et tournée vers l'avenir.

Microsoft a terminé ou est en train de construire 17 régions de datacenters en Europe et étend rapidement son empreinte sur le continent. Depuis 2020, l’entreprise a annoncé des plans pour construire neuf nouvelles régions de datacenters, en Autriche, en Belgique, au Danemark, en Finlande, en Grèce, en Italie, en Pologne, en Espagne et en Suède (lancé en novembre dernier). « Rien qu'au cours des deux dernières années, nous avons réalisé des investissements dépassant 12 milliards de dollars, ce qui fait de Microsoft l'une des plus grandes sources de capitaux pour l'avenir technologique de l'Europe. »

Source : Microsoft

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