Microsoft a surpris tout le monde en publiant une page de support avec des instructions sur comment installer Linux, le système d’exploitation libre et open source, sur une machine qui utilisait auparavant Windows. La page, intitulée « Comment télécharger et installer Linux », propose quatre méthodes alternatives: utiliser le sous-système Windows pour Linux 2 (WSL 2), utiliser une machine virtuelle locale, utiliser une machine virtuelle dans le cloud, ou installer Linux directement sur le matériel.Microsoft suggère quatre méthodes d'installation alternatives : à l'aide du sous-système Windows pour Linux 2, à l'aide d'une VM locale, à l'aide d'une VM cloud ou directement sur du matériel.
WSL 2
La deuxième version du sous-système Windows pour Linux (WSL 2) est disponible depuis Windows 10 20H1. WSL 2 inclut un véritable noyau Linux qui vous permet d’exécuter davantage de logiciels Linux sous Windows et offre de meilleures performances que WSL 1. Microsoft recommande d’utiliser WSL 2 pour les développeurs qui veulent utiliser des outils Linux sur Windows, ou pour les utilisateurs qui veulent simplement essayer Linux sans modifier leur configuration actuelle.
WSL 2 est une fonctionnalité de Windows 10 qui permet d’exécuter des applications Linux nativement sur Windows, sans avoir besoin de dual boot ou de logiciels tiers. WSL 2 utilise un noyau Linux personnalisé qui s’exécute dans une machine virtuelle légère et optimisée, offrant des performances plus élevées et une meilleure compatibilité que WSL 1. WSL 2 permet également d’accéder aux fichiers et aux applications Windows depuis Linux, et vice versa. WSL 2 est idéal pour les développeurs, les administrateurs système, les étudiants et les passionnés de Linux qui veulent profiter de la puissance et de la flexibilité de Linux sur Windows.
La page de support explique comment activer WSL 2 et comment choisir parmi les différentes distributions Linux disponibles, telles que Ubuntu, Debian, Fedora ou Kali.
L’autre option consiste à utiliser une machine virtuelle locale, c’est-à-dire un logiciel qui simule un ordinateur indépendant sur lequel on peut installer un autre système d’exploitation. Microsoft suggère d’utiliser Hyper-V, son propre hyperviseur intégré à Windows 10 Pro et Enterprise, ou des solutions tierces comme VirtualBox ou VMware. Cette méthode permet d’avoir plus de contrôle et de flexibilité sur la configuration de la machine virtuelle, ainsi que de pouvoir exécuter plusieurs systèmes d’exploitation en même temps. La page de support donne des liens vers des tutoriels pour créer et gérer des machines virtuelles avec Hyper-V.
Une troisième possibilité est d’utiliser une machine virtuelle dans le cloud, c’est-à-dire un service qui fournit des ressources informatiques à la demande via Internet. Microsoft propose d’utiliser Azure, sa propre plateforme cloud, ou des alternatives comme AWS ou Google Cloud. Cette méthode présente l’avantage de ne pas nécessiter de matériel spécifique ni d’espace disque local, mais elle implique des coûts et des risques liés à la sécurité et à la confidentialité des données. La page de support renvoie vers des guides pour créer et accéder à des machines virtuelles Linux sur Azure.
Voici les mots de Microsoft à ce sujet :
Disponible pour tout le monde, que vous utilisiez une machine Windows ou MacOS, mais nécessitera soit un compte Azure, si vous créez une VM dans le cloud, soit un logiciel de virtualisation, si vous créez une VM directement sur votre machine (localement).
Une VM est une version numérique d'un ordinateur physique et constitue une option populaire pour exécuter Linux dans des environnements qui peuvent nécessiter une mise à l'échelle du niveau de support matériel (mémoire et puissance de traitement requises) et du niveau de sécurité...
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