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Des actionnaires somment Microsoft de s'expliquer suite à la publication de rapports évoquant l'usage de ses outils IA et cloud dans les opérations militaires israéliennes à Gaza

Le , par Stéphane le calme

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Alors que les conflits armés deviennent de plus en plus technologiques, Microsoft est confrontée à une pression inédite. Un groupe d'actionnaires demande des comptes sur la manière dont l'entreprise gère les risques de complicité dans des violations des droits humains, notamment en lien avec les opérations militaires israéliennes à Gaza. Au cœur du débat : l’usage potentiellement meurtrier de ses services cloud et d’intelligence artificielle.

Mené par les Religious of the Sacred Heart of Mary (Religieuses du Sacré-Cœur de Marie), le groupe d'actionnaires demande la publication d'un rapport évaluant l'efficacité des processus de DRDH de Microsoft pour « prévenir, identifier et traiter l'utilisation abusive par les clients des produits ou services d'intelligence artificielle et de cloud de Microsoft qui violent les droits humains ou le droit international humanitaire ».


Contexte

En mai 2025, face à la pression médiatique, Microsoft a publié une déclaration officielle dans laquelle elle affirme qu’aucune preuve n’a été trouvée que ses technologies aient été utilisées pour blesser ou tuer des civils à Gaza. L’entreprise précise qu’une évaluation externe a été menée, sans toutefois nommer le cabinet chargé de cette enquête, ni expliquer la méthode employée. Par ailleurs, elle reconnaît un point crucial : Microsoft ne peut pas surveiller directement l’usage fait de ses logiciels par les clients, une fois installés sur des serveurs privés.

Cette position, que d’aucuns jugent hypocrite, revient à admettre que Microsoft vend potentiellement des outils puissants sans moyen concret d’en empêcher l’usage meurtrier.

Le conflit israélo-palestinien à Gaza a engendré des préoccupations humanitaires majeures. Dans ce contexte tendu, des allégations ont émergé concernant l'utilisation des technologies d'intelligence artificielle et de cloud de Microsoft par l'armée israélienne, soulevant des questions sur une potentielle complicité de l'entreprise dans ces violations.

Face à ces allégations, un groupe de plus de 60 actionnaires de Microsoft a déposé une proposition exigeant de l'entreprise la publication d'un rapport évaluant l'efficacité de ses processus de diligence raisonnable en matière de droits humains (DRDH). Cette demande n'est pas seulement motivée par des considérations morales, mais aussi par la reconnaissance des « risques matériels juridiques, opérationnels et réputationnels » qu'une DRDH inadéquate expose l'entreprise, pouvant « impacter négativement la valeur actionnariale ».


Allégations d'utilisation des technologies Microsoft (IA et Cloud Azure) par l'armée israélienne et leur rôle présumé dans les opérations militaires

L'allégation centrale est que les produits d'IA et de cloud de Microsoft sont utilisés par l'armée israélienne, potentiellement pour cibler des personnes et commettre des crimes de guerre, violant ainsi les droits humains et le droit international humanitaire. Une enquête de l'Associated Press a révélé une augmentation spectaculaire de l'utilisation de l'IA et des services informatiques de Microsoft et OpenAI par l'armée israélienne après le 7 octobre 2023, atteignant près de 200 fois le niveau précédent en mars 2024.

L'armée israélienne utiliserait l'IA pour analyser de vastes quantités de renseignements, de communications interceptées et de surveillance afin d'identifier des comportements suspects et les mouvements d'ennemis, ainsi que pour aider à la sélection de cibles. Des préoccupations ont été soulevées quant à la contribution de ces outils aux décès de civils, notamment en raison de données défectueuses ou d'algorithmes erronés. Un cas d'erreur de frappe sur une famille civile a été cité, bien que l'armée israélienne ait nié l'utilisation directe de l'IA lors de la frappe elle-même, refusant de confirmer si l'IA avait aidé à la sélection de la cible. Des organisations de défense des droits humains et des rapports médiatiques ont allégué que Microsoft et OpenAI auraient fourni des outils d'IA et des services cloud à Israël, permettant un ciblage automatisé à Gaza et au Liban, ce qui a suscité des inquiétudes quant aux victimes civiles et à la potentielle complicité des grandes entreprises technologiques dans les crimes de guerre.

Le défi de la « technologie à double usage » et la responsabilité des fournisseurs sont au cœur de cette controverse. Microsoft fournit des services cloud et d'IA génériques (Azure, traduction linguistique) au Ministère de la Défense israélien (IMOD). Ces technologies sont par nature « à double usage », ce qui signifie qu'elles peuvent être utilisées à des fins civiles légitimes ou à des fins militaires potentiellement problématiques. L'AP a constaté une « montée en flèche » de leur utilisation par l'armée israélienne. Microsoft affirme ne pas fournir de logiciels de ciblage spécifiques. Cependant, l'augmentation de l'utilisation de services génériques dans un contexte de conflit intense et d'allégations de ciblage automatisé soulève la question de la responsabilité de l'entreprise pour l'utilisation finale de ses produits, même s'ils ne sont pas spécifiquement conçus pour des opérations militaires. La diligence raisonnable en matière de droits humains doit aller au-delà de l'intention initiale de la technologie et évaluer les risques liés à son utilisation potentielle ou réelle par les clients, en particulier dans des contextes sensibles. La distinction entre « fournir des outils génériques » et « être complice » devient floue lorsque ces outils sont massivement adoptés et intégrés dans des systèmes militaires ayant des impacts avérés sur les droits humains. Cela met en lumière la nécessité de politiques claires sur les technologies à double usage et de mécanismes de surveillance robustes.

Des protestations et des appels à l'action contre Microsoft

La proposition des actionnaires est l'aboutissement d'une série de protestations et de critiques antérieures. Des employés actuels et anciens de Microsoft, regroupés sous le nom de « No Azure for Apartheid », ont mené des actions, notamment en interrompant des événements majeurs de Microsoft comme la conférence Build 2025.

Alors que Mustafa...
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Avatar de mountain54
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 16/07/2025 à 19:37
ils -les protestataires-,se poser la question:

le hamas et hezbollah font quoi?
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/07/2025 à 11:34
Un "groupe d’actionnaires"? Microsoft tremble!

Encore une polémique à la con de la part d'activistes qui veulent faire parler d'eux... Ce fameux "groupe d'actionnaires" représentent quel pourcentage d'actions? (Pour info, il suffit d'être 2 guignols ayant chacun acheté 1 action pour devenir un "groupe d'actionnaires".

Ben rien, mon bon monsieur... Les vrais actionnaires, majoritaires eux, sont les fonds de pension américains qui se foutent royalement de la morale et l'éthique. seul le profit compte... Et tous le monde les sait: L'argent n'a pas d'odeur
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