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Microsoft s'engage à payer l'intégralité des coûts d'électricité de ses centres de données IA gourmands en énergie,
En réponse aux préoccupations des ménages concernant l'explosion des factures d'électricité

Le , par Mathis Lucas

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6  0 
L'explosion des centres de données d'IA a soulevé des craintes concernant les factures d'électricité dans les ménages. Ces derniers craignent une augmentation des coûts de l'électricité et font campagne contre la construction de nouveaux centres de données. Les prix des services publics ont également augmenté à travers les États-Unis avec l'essor des centres de données. Le président Donald Trump a annoncé que Microsoft va prendre des mesures afin de garantir que les ménages américains n'aient pas à payer la facture de ses centres de données. Microsoft vient de confirmer cette initiative, avec un plan en cinq points visant à apaiser la colère des communautés.

L'appétit énergétique croissant de l'IA suscite de plus en plus de préoccupations. Les factures d'électricité ont augmenté dans au moins 13 États américains en raison des besoins énergétiques considérables des infrastructures d'IA. Les données issues de rapports antérieurs ont révélé que les prix de l'électricité ont bondi d'environ 6 % en glissement annuel, certaines régions du pays comme le Maine enregistrant des hausses pouvant atteindre 36 %.

Les Big Tech ont promis de développer davantage leurs infrastructures d'IA au cours de l'année à venir. C'est notamment le cas de Microsoft, OpenAI, Meta, etc. Or, dans de nombreux systèmes électriques, les coûts peuvent être partagés entre tous les usagers du réseau. Des groupes de défense des consommateurs et responsables politiques ont réagi, alors que les centres de données ont fait l'objet d'une vive controverse au cours des 12 derniers mois.

« Je ne veux pas que les Américains paient des factures d'électricité plus élevées à cause des centres de données », a écrit le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a appelé à protéger les consommateurs. Le président de Microsoft, Brad Smith, avait précédemment déclaré : « je tiens à vous dire que nous faisons tout notre possible... pour que vous n'ayez pas à payer plus cher votre électricité à cause de notre présence ».

Microsoft a répondu aux préoccupations avec une approche dite « Community-First AI Infrastructure » (Infrastructure IA axée sur la communauté). Ce plan engage Microsoft à payer l'intégralité des coûts d'électricité de ses centres de données et à renoncer à demander des réductions d'impôts fonciers locaux.

Microsoft s'engage à empêcher la hausse des factures d'électricité

L'annonce de Microsoft, qui intervient seulement un jour après que Mark Zuckerberg a déclaré que Meta va lancer son propre programme d'infrastructure d'IA, n'est pas surprenante. En 2025, la firme de Redmond avait annoncé son intention d'investir des milliards pour développer ses capacités en matière d'IA. Ce qui est un peu inhabituel, ce sont les promesses que l'entreprise a faites aujourd'hui sur la manière dont elle va gérer ce développement.


Microsoft a promis de prendre « les mesures nécessaires pour être un bon voisin dans les communautés où nous construisons, possédons et exploitons nos centres de données ». Cela inclut son intention de « payer sa part » afin de garantir que les factures d'électricité locales n'explosent pas dans les endroits où il construit. L'entreprise va « s'assurer que les tarifs qu'elle paie couvrent l'intégralité de sa part de la charge pesant sur le réseau local ».

« Nous travaillerons en étroite collaboration avec les entreprises de services publics qui fixent les prix de l'électricité et les commissions d'État qui approuvent ces prix. Notre objectif est simple : veiller à ce que le coût de l'électricité nécessaire au fonctionnement de nos centres de données ne soit pas répercuté sur les clients résidentiels », a déclaré Microsoft dans un billet de blogue. Le plan de Microsoft s'articule autour de cinq points, notamment :

  1. Microsoft paiera l’intégralité des coûts d’électricité des centres de données pour éviter toute hausse des tarifs résidentiels : l’entreprise s’engage à travailler avec les services publics pour que les taux appliqués couvrent ses usages énergétiques sans que les coûts ne soient répercutés sur les consommateurs ;
  2. Microsoft s’engage à minimiser l’usage de l’eau et à reconstituer plus d’eau qu’elle n’en consomme : l’objectif affiché est de réduire l’intensité de consommation d’eau des centres de données et de contribuer à des projets qui restituent davantage d’eau aux communautés locales ;
  3. création d’emplois pour les résidents : le plan prévoit des programmes de formation, des apprentissages et des embauches pour les habitants des régions où sont implantés les centres de données ;
  4. ajout à l’assiette fiscale locale sans demandes d’allègements : Microsoft a promis de ne pas demander de réductions ou exemptions fiscales locales pour ses centres de données et de contribuer pleinement aux recettes fiscales qui financent les services publics (hôpitaux, écoles, infrastructures, etc.) ;
  5. renforcement des communautés via l’éducation à l’IA et le soutien aux organisations locales : cela inclut des investissements dans la formation en intelligence artificielle dans les écoles, bibliothèques et petites entreprises, ainsi que dans les organisations à but non lucratif.


Selon le ministère américain de l'Énergie, la demande en électricité des centres de données devrait doubler, voire tripler, pour atteindre 12 % de la consommation électrique aux États-Unis d'ici 2028. « Nous sommes à un moment où nous devons écouter et répondre directement à ces préoccupations », a déclaré Brad Smith, vice-président et président de Microsoft, lors d'une diffusion en direct. La firme de Redmond a promis plus de transparence.

Microsoft promet de faire preuve de plus de transparence à l'avenir

Microsoft a également promis plus de transparence quant à l'emplacement prévu pour ses centres de données et à leur consommation d'énergie. Les développeurs de centres de données et les entreprises technologiques ont essuyé les critiques des ménages pour avoir conclu des accords à huis clos avec les services publics et demandé aux responsables locaux de signer des accords de confidentialité limitant l'accès du public à certaines informations.

La sénatrice Elizabeth Warren (D-MA) et d'autres démocrates ont envoyé en décembre une lettre à Microsoft, Google, Amazon, Meta et à d'autres développeurs de centres de données, exigeant qu'ils répondent à des questions sur leur consommation d'énergie et leurs efforts de lobbying au niveau local.

Microsoft n'est pas la seule grande entreprise technologique à se trouver apparemment en position défensive. Meta a réitéré son engagement à restaurer les sources d'eau dans les endroits où il possède des centres de données. Amazon a commandé une étude à la fin de l'année dernière qui suggère que « les centres de données de l'entreprise génèrent plus de revenus pour les services publics que ce qu'il leur en coûte pour desservir ces installations ».

Un récent rapport a mis en lumière l'impact des centres de données sur le climat. Il a révélé notamment que la plupart des centres de données se trouvent en dehors de la plage de températures recommandée pour un fonctionnement efficace. Cette situation pose des problèmes d’efficacité énergétique et de coûts, surtout à l’ère du cloud et de l’IA. La plage de température idéale pour exploiter un centre de données se situe entre 18 °C et 27 °C.

Or, sur environ 8 800 centres de données recensés dans le monde, près de 7 000 se trouvent dans des zones climatiques en dehors de cette plage. Les réalités économiques, politiques et liées au réseau l'emportent souvent sur l'adéquation environnementale lorsque les entreprises décident où les implanter.

Microsoft tente de réduire les commentaires négatifs à son égard

La raison pour laquelle Microsoft estime nécessaire de faire ces promesses dès maintenant est assez claire. La construction de centres de données est devenue un sujet politique brûlant, suscitant de vives protestations de la part des communautés locales. Data Center Watch, une organisation qui suit ces mouvements de protestation, a observé qu'il existe actuellement pas moins de 142 groupes militants différents dans 24 États qui s'opposent à ces initiatives.

Cette réaction négative a déjà eu un impact direct sur Microsoft. En octobre, l'entreprise a abandonné son projet de construction d'un nouveau centre de données à Caledonia, dans le Wisconsin, après avoir reçu des « critiques acerbes de la part de la communauté ». Dans le Michigan, le projet similaire de l'entreprise dans une petite commune du centre de l'État a poussé les habitants à descendre dans la rue afin de manifester leur mécontentement.

Le 13 janvier, à peu près au moment où Microsoft annonçait son engagement à être un « bon voisin », un article publié dans un journal de l'Ohio (où Microsoft développe actuellement plusieurs campus de centres de données) fustigeait l'entreprise, la rendant responsable, avec ses pairs, du changement climatique. Au moins 25 projets à travers les États-Unis ont été annulés à la suite de réactions négatives locales, selon un rapport de Heatmap Pro.

Les inquiétudes se sont étendues à la Maison Blanche, où le développement de l'IA est devenu l'un des principaux enjeux de l'administration Trump. Le 12 janvier, Donald Trump a annoncé que Microsoft apporterait des changements majeurs afin de garantir que les factures d'électricité des Américains n'augmenteraient pas. Selon lui, ces changements garantiraient que les Américains n'aient pas à payer la note pour leur consommation d'électricité.

En bref, la firme de Redmond comprend désormais qu'elle doit lutter contre une vague d'opinion publique négative. Reste à voir si les nouvelles garanties de l'entreprise en matière d'emploi, de gestion environnementale et de factures d'électricité peu élevées suffiront à renverser la tendance.

Les réseaux électriques mondiaux mis à rude épreuve à l'ère de l'IA

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que la demande mondiale en électricité des centres de données va plus que doubler d'ici 2030, pour atteindre environ 945 TWh, les États-Unis étant responsables de près de la moitié de la croissance totale de la demande mondiale. Cette croissance intervient alors qu'une grande partie des infrastructures de transport d'électricité des États-Unis ont plus de 40 ans et sont soumises à rude épreuve.

Les choix d'implantation ont des impacts importants. Les températures ambiantes plus élevées entraînent des risques supplémentaires, l'augmentation des charges de refroidissement mettant à rude épreuve les réseaux électriques locaux tout en réduisant l'efficacité du transport d'électricité. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les centres de données ont consommé environ 415 TWh d'électricité en 2024, soit environ 1,5 % de la demande mondiale.

Ce chiffre devrait plus que doubler d'ici à 2030 avec l'augmentation des charges de travail liées à l'IA. Les opérateurs réagissent en repensant le mode de refroidissement des installations. Le refroidissement par air domine toujours le marché mondial, avec 54 % des parts, mais les alternatives à base de liquide rattrapent leur retard, en particulier pour une utilisation dans les racks IA denses où un Blackwell Ultra peut consommer jusqu'à 140 kilowatts.

La modernisation des installations existantes est coûteuse, et bon nombre des marchés mondiaux les plus chauds sont aussi ceux qui disposent des ressources en électricité et en eau les plus limitées. Les analystes de risques préviennent que d'ici 2040, la chaleur extrême pourrait affecter de manière significative les deux tiers des principaux centres de données dans le monde, y compris tous les grands centres de l'Asie-Pacifique et du Moyen-Orient.

En ce qui concerne la consommation d'eau pour le refroidissement, Microsoft prévoit une amélioration de 40 % de l'intensité de la consommation d'eau des centres de données d'ici 2030. Selon la startup française Mistral AI, la formation et l'exploitation de son modèle Large 2 pendant 18 mois ont produit 20,4 kilotonnes d'émissions de CO2 et évaporé suffisamment d'eau pour remplir 112 piscines olympiques, illustrant ainsi l'impact environnemental.

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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 14:51
Aux USA l'installation d'un Data center dans une région fait monter le prix local d'électricité, par les acteurs privés locaux.

Le réseau électrique US est en fait très peu connecté d'un état à un autre, c'est à dire que les régions ou états s'alimentent sur les ressources locales.
La consommation d'un Data center est phénoménale, si un Data center est construit sans ajouter une nouvelle source d'électricité proche, le tarif électrique des sociétés privées locales peut monter en flèche, donc pour les consommateurs lambda de tous l'état. Voila les conséquences tragiques de l'IA à toute les sauces imposées par les big Tech, un désastre économique, écologique et climatique :

L'administration Trump a demandé à une autre centrale à charbon de rester ouverte au-delà de sa date de fermeture pour continuer à alimenter les data centers IA des big tech

Les centres de données IA sont tellement gourmands en énergie qu'ils utilisent désormais d'anciens moteurs à réaction d'avions

D'autant que toute cette escroquerie va finir par s'écrouler, il a été montré dans plusieurs études que le modèle économique IA est une bulle, les services même payants sont imposés à perte, ça ne sera jamais rentable, et cela s'écroulera comme les bulles précédentes.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 13:37
Je crois rêver... On en apprend tous les jours.

Je croyais naïvement qu'un ménage payait uniquement pour sa consommation personnelle (+ des taxes de base pour les frais généraux du style compteurs, transport de l'électricité, etc....)

Par quelles manipulations, les GAFAM arrivent à facturer leur coûts sur les factures d'électricité de monsieur et madame Tout-le-monde?

PS: Je connais évidemment des entreprises qui sous couvert du "on offre des emplois dans la région" paient leur électricité très en-dessous du prix normal et que donc c'est bien le contribuable qui au final paient pour eux la différence. Mais là, si Trump intervient sur le sujet, il doit y avoir une combine beaucoup plus grosse!
3  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 16:34
Citation Envoyé par fdecode Voir le message
Il y a eu une bulle Internet, qui a nuit à des investisseurs naïfs, et pourtant des acteurs de premier plan, comme Amazon, sont restés. Et finalement, la rentabilité d'Internet est aussi venue avec la monté du besoin. Hormis quelques ermites de l'IA, l'utilisation des LLM, et le besoin qui va avec, augmente.
Ton exemple d'Amazon apporte de l'eau à mon moulin, si on prends ton exemple ou Amazon est devenu un monopole, 99% des sociétés IA vont fermer, 99% des fonds investis dans l'IA par les gogos vont partir en fumée.
Il s'est passé la même chose dans l'automobile il y a plus de 100 ans, des centaines de constructeurs automobiles ont mis la clef sous la porte et il n'en est resté qu'une poignée.
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 15:26
Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Aux USA l'installation d'un Data center dans une région fait monter le prix local d'électricité, par les acteurs privés locaux.

Le réseau électrique US est en fait très peu connecté d'un état à un autre, c'est à dire que les régions ou états s'alimentent sur les ressources locales.
La consommation d'un Data center est phénoménale, si un Data center est construit sans ajouter une nouvelle source d'électricité proche, le tarif électrique des sociétés privées locales peut monter en flèche, donc pour les consommateurs lambda de tous l'état. Voila les conséquences tragiques de l'IA à toute les sauces imposées par les big Tech, un désastre économique, écologique et climatique :
...

D'autant que toute cette escroquerie va finir par s'écrouler, il a été montré dans plusieurs études que le modèle économique IA est une bulle, les services même payants sont imposés à perte, ça ne sera jamais rentable, et cela s'écroulera comme les bulles précédentes.
Merci pour l'explication... Au final, c'est juste le système de l'offre et de la demande poussé à son paroxysme: Le datacenter s'accapare toute l'électricité produite du coin et si les particuliers veulent bénéficier de quelques kwh, qu'ils passent à la caisse en payant le prix...
2  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 16:49
Citation Envoyé par fdecode Voir le message
C'est bien probable. Et où se situe le problème ?
Que l'argent des gogos investisseurs parte en fumée, aucun problème, c'est même très bien pour faire diminuer l'inflation, le problème c'est la remise en service des turbines à gaz et des centrales à charbon
2  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 18:56
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Arf, aux USA, les centrales au fioul et les centrales au charbon ne vont pas tourner très longtemps.
La bulle ne va pas mettre 15 ans à exploser.

Et de toute façon il y aura des nouveaux réacteurs nucléaire, donc c'est bon pour les gaz à effet de serre, le changement climatique et tout ça
Il faut plus de 10 ans pour construire une centrale nucléaire en occident, plus précisément par exemple en France la dernière centrale, à savoir l'EPR de Flamanville, à mis 17 ans avant d'être mis en prod (contre 9 ans en Chine)
2  0 
Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 18:19
Citation Envoyé par fdecode Voir le message
OK, je comprends mieux le contexte idéologique de cette discussion. On est bien d'accord: il faut bien qu'il y ait une idéologie climatique en Europe, puisque l'Europe n'a pas beaucoup de ressources (énergétiques ou autres). Il faut bien faire accepter la pénurie européenne à venir aux populations, et les idéologies climatiques, notamment, ont une certaine élégance pour séduire les populations.

Pour ma part, je dois reconnaitre que les références auxquelles j'adhère ne sont pas européennes.
en l'absence de ressource on peut aussi les conquérir et accroitre son espace vitale. Le pétrole vénézuélien, les ressources minières aux Groenland et en Ukraine.
La chine de son coté, a une approche moins guerrière mais sécurise le lithium (Bolivie, Argentine, Chili) le cobalt (RDC – Congo), le cuivre (Pérou, Zambie), le nickel (Indonésie), elle à quand même 2000 soldats a Djibouti pour sécuriser le transport maritime notamment.
1  0 
Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 15/01/2026 à 8:55
Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Il faut plus de 10 ans pour construire une centrale nucléaire en occident, plus précisément par exemple en France la dernière centrale, à savoir l'EPR de Flamanville, à mis 17 ans avant d'être mis en prod (contre 9 ans en Chine)
Néanmoins, je ne peux que vous souhaitez pour la France que l’expérience acquise sur flamanville devrait être reprise si le projet et bien géré et que la prochaine sera donc construite plus vite et moins cher.
Je suis généralement négatif avec la France et l'europe, mais pour une fois je vais être positif: Je félicite la France d’être au moins arrivé au bout du projet, pas comme l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou de Sivens, le logiciel Louvois, le portail numérique de la Justice...
Ça a couté cher mais finalement dans le contexte géopolitique de actuel, avoir une centrale nucléaire fonctionnel et puissante ça n'a pas de prix avec la hausse du gaz, le boycotte de la Russie, et la nécessiter de construction massive de datacenter pour l'ia... le gouvernement a eu le nez fin de forcer le projet et de pas céder aux écolos.
0  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/01/2026 à 9:11
Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Il faut plus de 10 ans pour construire une centrale nucléaire en occident
Ça va changer.
Il y a une histoire de Small Modular Reactors (SMR).
Les géants du cloud (Microsoft, Amazon, Google, Meta, Oracle…) sont tous impliqués là dedans.

Amazon => X-energy
Google => Kairos Power
Meta => Oklo

Il y a même Bill Gates avec TerraPower.
Il va y avoir des mini-réacteurs et des micro-réacteurs (voir NuScale, Holtec, TerraPower, Last Energy, Radiant).

Il ont besoin d'énergie 24h/24 7j/7 donc il leur faut des réacteurs nucléaire rapidement.

=====
En France ça ne fonctionne pas très bien apparemment :
Une très mauvaise nouvelle pour la start-up française de mini-réacteurs nucléaires Naarea: alors qu'elle est en redressement, son seul candidat à sa reprise se désiste à la veille d'une audience
Son projet vise à développer un mini-réacteur nucléaire à sels fondus et neutrons rapides capable de produire de l'électricité, mais aussi de la chaleur décarbonée pour l'industrie, à partir des combustibles d'uranium usés. En dépit de l'intérêt stratégique pour ces projets de mini-réacteurs de type SMR et AMR (pour "small modular reactors" et "advanced modular reactors"), cette filière peine à décoller en Europe, notamment faute de financements privés et publics suffisants.

Comme les autres entreprises innovantes du nucléaire actives en France - une dizaine soutenues par la France - Naarea disait attendre un "signal de l'État", et donc un nouveau soutien financier pour accompagner sa phase de développement et rassurer les investisseurs privés, avait-elle expliqué à l'AFP en septembre. Plombée par ses problèmes de trésorerie et une dette de 15 millions d'euros, Naarea avait été placée en redressement judiciaire le 3 septembre.
Aux USA ça se passe peut-être mieux.

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Edit :
Nucléaire : l'Europe est en retard sur les mini-réacteurs, mais peut se rattraper à coups de milliards, selon un rapport
A l'heure où le nucléaire connaît un regain d'intérêt pour répondre aux défis climatiques et de souveraineté énergétique, les SMR (small modular reactors) et les AMR (advanced modular reactors) se positionnent comme des alternatives de proximité pour fournir de l'électricité décarbonée et/ou de la chaleur aux industries (verre, chimie, acier...) aujourd'hui très dépendantes des énergies fossiles.

Dans cette course technologique, menée notamment par des start-up, "l'Europe est en retard dans le développement et les premières réalisations de SMR/AMR par rapport à la Chine, la Russie et les États-Unis", constate le régulateur français de l'énergie, la Commission de régulation de l'énergie (CRE), dans son rapport, qui estime que la France est "en sixième, septième position" au niveau mondial.
L'Europe ne peut pas se permettre de laisser ces connards d'étasuniens prendre de l'avance !

Il faut investir massivement dans les mini-réacteurs, il faut rapidement être capable d'en produire en série.
Ça pourrait faire baisser le prix de l'énergie dans l'UE, ce qui serait cool pour les citoyens et les industries.
Le prix du kWh est beaucoup trop élevé.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 15/01/2026 à 19:37
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Je crois rêver... On en apprend tous les jours.

Je croyais naïvement qu'un ménage payait uniquement pour sa consommation personnelle (+ des taxes de base pour les frais généraux du style compteurs, transport de l'électricité, etc....)

Par quelles manipulations, les GAFAM arrivent à facturer leur coûts sur les factures d'électricité de monsieur et madame Tout-le-monde?

PS: Je connais évidemment des entreprises qui sous couvert du "on offre des emplois dans la région" paient leur électricité très en-dessous du prix normal et que donc c'est bien le contribuable qui au final paient pour eux la différence. Mais là, si Trump intervient sur le sujet, il doit y avoir une combine beaucoup plus grosse!
Plus il y a de consommation (à cause de l'IA), plus il y'a de demande, et donc, les prix s'envolent, surtout quand ce qui est "disponible" ne suis pas/plus la demande, à cause des IA. C'est complètement dingue, devoir construire des Centrales nucléaire pour faire tourner un brol qui hallucine, alors qu'on nous demande de moins consommer pour "sauver la planète". Etrange paradoxe d'une étrange époque.

PS: ne vous inquiétez-pas pour la planète, elle en a vu d'autres, l'être humain n'est lui que de passage, passage qui sera très bref, quand on sait que l'humain moderne a environ 40.000 ans, alors que les dinosaures ont eu la planète pour eux pendant des dizaines de millions d'années.

Bàv et peace & love.
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